Quand les pesticides s’invitent dans l’assiette de nos enfants…

Ce mois ci une étude menée par Générations Futures, ancien Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) a été rendue et ses conclusions sont plus qu’alarmantes !

En effet, l’association a fait analyser les aliments qu’ingurgite en général un enfant de 10 ans sur une journée. «On a imaginé des menus en prenant en compte les recommandations sur les fruits et légumes, mais aussi les goûters, explique Nadine Lauverja, de Générations futures.
Des analyses ont été réalisées par différents laboratoires pour rechercher des cancérigènes.»  Des menus types, soit trois par jour, plus le quatre-heure et un encas, respectant à la lettre les recommandations officielles : cinq fruits et légumes frais, trois produits laitiers et 1,5 litre d’eau par jour.

NutritionLe résultat est édifiant : jusqu’à quinze pesticides différents dans le saumon ou encore, des pesticides hors réglementation européenne dans les haricots verts et d’autres produits importés d’Asie et d’Afrique.

Ce menu type, qui aurait pu être préparé à la maison par toutes les mamans comporte PCB, quinoxyfène, arsenic ou myclobutanil. En clair, "81 substances chimiques, dont 42 sont classées cancérigènes possibles ou probables, 5 substances classées cancérigènes certaines et 37 substances susceptibles d’agir comme perturbateurs endocriniens ", résume l’enquête de Générations futures.

D’où cette question, posée par Laurent Chevallier, le médecin nutritionniste montpelliérain responsable de l’alimentation au Réseau environnement santé qui participe à l’enquête: «Que fait la répression des fraudes? Il y a une carence évidente dans les contrôles.» Il s’inquiète de la dégradation sanitaire qu’il observe: «En 25 ans, les cancers ont doublé, avec une augmentation constante chez l’enfant.»

Et c’est sans compter la progression galopante du diabète, +40% en 10 ans, ou les allergies, multipliées par 5 en 20 ans. Autant de maladies chroniques qui peuvent trouver leur origine dans la modification du métabolisme.

«Il faut se préparer à une crise sanitaire. Les industriels profitent d’une législation mal adaptée, notamment en matière d’additifs.» Conservateurs et édulcorants seraient donc présents en quantité très importante dans les aliments.

Ce n’est pas la première étude qui s’étonne, voire s’alarme, de cette contamination "ordinaire" à laquelle nous sommes soumis. En 2008, il avait été officiellement établi (sur un échantillon de 3.430 unités), que 59% des fruits contenaient des traces de pesticides en Europe, dont certains (kiwis, raisins, poires, cerises, pommes) dépassaient cette fois les limites maximales réglementaires.


« Notre but est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s’imposent. » déclare François Veillerette, porte parole de Générations Futures (ex-MDRGF).


2011
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